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Info pratique
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Langue: Français
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Samedi 24 et Dimanche 25 août 2019
room
Internat de Berlaymont - Drève d’Argenteuil, 10-D - 1410 Waterloo
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Formation de base

Déjà lors de l’instauration de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, l’unification européenne partait exclusivement des besoins du capital français et allemand. Lors de la mise sur pied de l’actuel appareil d’État européen, le monde des grandes entreprises européennes a bénéficié d’un avantage considérable : le morcellement du mouvement ouvrier.
Vers la fin des années 70, alors que l’intégration européenne semblait s’embourber, les PDG de 17 géants européens, tels que Siemens, Thyssen, Philips, Fiat ou Volvo, se sont réunis pour relancer l’intégration européenne. Quelques années plus tard, Wisse Dekker, alors président de Philips, trace, dès 1984, les grandes lignes pour un nouveau plan pour l’Europe : le grand marché unique. Avec le recul, on ne saurait trop insister sur l’impact de leur projet daté de 1985, Europe 1990 : un agenda pour l’action, qui a conduit au traité de Maastricht en 1992. Aujourd’hui, Business Europe, la fédération des patrons européens, participe à l’élaboration de toutes les grandes directives européennes.
L’Europe, dans sa forme et sa conception actuelle, est une construction à l’avantage des multinationales et de la finance. Elle intervient dans la vie de tous les jours. C’est en son nom que l’âge de la pension est relevé, que la flexibilité est appliquée partout, que le travail de nuit est considéré comme normal, que les salaires sont maintenus à la baisse, que la sécurité sociale, cet acquis fondamental des travailleurs, est progressivement démantelée, que les services publics sont privatisés…
Sans nul doute, il faudrait une autre Europe. Une Europe fondée sur les droits des citoyens, sur la solidarité, sur le maintien de la paix. Une Europe des travailleurs qui s’opposerait radicalement à celle-ci, dirigée par le grand capital.

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